Archives du mot-clé Accès aux terres

Happy End in the Holy Land?

“They are so happy”, tells me our driver.” Why?” I ask back. “Because the settlers did nothing when they saw you”.

Dear Readers, I must confess, my thoughts were mixed in that moment. It went well, I thought, but what if the settlers had started to hit? We would not been able to protect the shepherds. EA’s do not intervene, we are there, protect with our sheer presence, and observe, but we do not engage. From a human point of view, it is not always easy to deal in certain situations with this rule, but this rule has made possible to protect  many people for many years. Protective presence does work, as the following story will show you. The settlers did not attack, because we were there. May we have a happy end in the holy land? Lire la suite Happy End in the Holy Land?

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Vivre à proximité d’une colonie

Quand Abu Jabari a voulu faire paître ses chèvres et ses moutons samedi matin, 5 mars 2016, des soldats sont arrivés et ont menacé de tirer sur les bêtes s’il ne quittait pas immédiatement les lieux. Le berger leur a répondu que ces terres lui appartenaient puis, il a sifflé son troupeau pour l’emmener brouter plus loin.

Depuis 2001, la famille Jabari mène un combat juridique afin de récupérer ses terres usurpées par les colons. Leur propriété se trouve à « Wadi al Husein », une vallée cultivée par des familles palestiniennes se situant proche du centre ville historique d’Hébron. Deux colonies israéliennes, Kyriat Arba et Givat Ha’avot surplombent la vallée.

Map Hebron
Carte de l’UNOCHA, Atlas 2015.

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Ta’ayush ou une étonnante action de solidarité…

Ce matin, nous partons de nouveau avec notre chauffeur dans les collines du sud d’Hébron. Après une demi-heure de voyage sur des pistes cahoteuses – il faut éviter la belle voie rapide qui est réservée aux Israéliens et prendre des chemins de terre qui la contournent – nous arrivons presqu’en haut d’une large colline pierreuse à la maigre végétation. Notre chauffeur nous pose à côté d’un petit campement palestinien et nous invite à poursuivre à pied jusqu’au lieu de rassemblement hebdomadaire en haut de la colline où nous avons rendez-vous. Il fait souvent cela: rester en retrait pour éviter tout contact avec d’éventuels soldats de l’IDF1.

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Plongée dans la vie d’une accompagnatrice oecuménique

Nous venons d’arriver à Yatta. «Nous», c’est la nouvelle équipe d’EAPPI qui sera basée dans les collines au sud d’Hébron de décembre 2015 à fin février 2016. Si Yatta se trouve en Zone A, en principe dirigée entièrement par l’Autorité palestinienne, notre activité va se concentrer sur la Zone C, qui est régie par l’autorité militaire israélienne. Nous allons accompagner les familles qui vivent dans différents villages dans cette zone, et qui souffrent de l’occupation à tous les niveaux de leur vie quotidienne: accès à l’eau, à l’électricité, à l’éducation, à leurs champs et à leurs pâturages, sans parler des colons israéliens qui peuvent s’avérer agressifs voire violents…

Cet après-midi, nous voilà – mon collègue Gordon du Canada, Veronica de l’équipe sortante, et moi-même – en chemin vers Shi’b Al Butum, sur une piste qui met la voiture de notre chauffeur palestinien à rude épreuve; nous remarquons des oliveraies remarquablement entretenues. Le moindre lopin de terre est cultivé, et si le tracteur ne passe pas, on laboure avec l’âne, comme ici. Nous devons arriver de jour, c’est essentiel, car il faut faire un petit tour pour que les habitants de la colonie israélienne d’Avigayil toute proche nous voient bien. Cela s’appelle « protective presence» et fait partie de notre mandat.

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Le campement de Mohamed @EAPPI2015

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El Hadidiya – une communauté de bergers dans le viseur d’Israel

Le calme relatif dans la Vallée du Jourdain que j’avais constaté au début de mon mandat est définitivement balayé. C’est notamment le cas dans la communauté d’Al Hadidiya dont les tentes et infrastructures viennent d’être réduites à néant.

Al Hadidiya est une communauté de bergers située dans le nord de la Vallée du Jourdain. Ses infrastructures ont déjà été détruites à treize reprises et toutes les structures restantes sont concernées par des ordres de démolition. Certains de ces ordres ont pu être suspendus pendant plusieurs années, mais représentaient toujours une menace. Aujourd’hui, la communauté se retrouve une nouvelle fois dans le viseur des autorités et de l’armée israéliennes.

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Sud de la Cisjordanie

Bethléem, Hébron et les South Hebron Hills (SHH) sont situés dans le Sud de la Cisjordanie. Dans cette région, l’expansion des colonies illégales israéliennes pose des problèmes particuliers aux Palestinien-nes vivant dans le sud de la Cisjordanie. Les problèmes d’accès à la terre pour les agriculteurs et les bergers, la démolition de maisons et d’infrastructures, les déplacements forcés de familles, la confiscation de terres et la violence des colons sont quelques-unes des problématiques liées à l’extension de ces colonies. Les incursions militaires et les raids à des fins d’arrestation sont un des autres problèmes majeurs.

Hébron a été divisée en deux dans le cadre du Protocole d’Hébron. Depuis, la partie abritant les colonies israéliennes, au centre même de le vieille ville, est sous contrôle israélien. Cette situation est synonyme de fortes limitations pour la population palestinienne et des attaques ont lieu quotidiennement contre les Palestiniens vivant à proximité immédiate des colonies. L’une des priorités de l‘équipe d’EAPPI, est l’accès à l’éducation. Elle accompagne notamment de jeunes enfants afin de leur permettre de traverser les checkpoints militaires et de limiter le harcèlement qu’ils subissent de la part des colons et de leurs enfants.

La construction du mur et l’extension des colonies israéliennes sur les terres des villages avoisinnants ceinturent aujourd’hui pratiquement Bethléem, la coupant notamment de Jérusalem, située à quelques kilomètres. La ville abrite par ailleurs trois importants camps de réfugiés. L’équipe d’EAPPI assure une présence aux checkpoints, accompagne des habitant-e-s des villages environnants lors d’actions non-violentes contre les destructions d’habitations par l’armée israélienne ou contre le mur israélien et accompagne des écoliers à travers les checkpoints.

La région des South Hebron Hills est quasiment entièrement contrôlée par Israël (Zone C). On y trouve notamment de nombreuses zones militaires. Cette situation limite fortement la liberté de mouvement et les droits d’utilisation du sol de la population palestinienne. Régulièrement, l’armée israélienne détruit des habitations, des citernes et même des tentes. La population est également sans défense face aux attaques violentes de colons. L’équipe d’EAPPI offre une présence et documente les cas lors de destructions d’habitations et d’attaques de colons, parfois en collaboration avec des organisations israéliennes pour la paix ou le UNOHCR.

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L’équipe EAPPI de Bethléhem longe le mur pour se rendre auprès d’une famille dont la maison est cernée par la construction ©EAPPI/2014

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Nord de la Cisjordanie

Depuis la construction du mur israélien, de nombreux agriculteurs peinent à obtenir des permis afin d’avoir accès à leurs propres terres. Ceux et celles qui les obtiennent ne peuvent souvent pas traverser les barrières agricoles et checkpoints afin de cultiver leurs champs dont ils sont séparés par le mur de séparation israélien. Des incursions et arrestations sont régulièrement effectuées par l’armée israélienne dans tout le nord de la Cisjordanie. La violence et le harcèlement des colons israéliens à l’encontre de la population civile est un problème qui prend une ampleur inquiétante. Certaines familles palestiniennes qui vivent dans le nord de la Cisjordanie sont également enfermées dans la ‘seam zone’, la terre comprise entre la « ligne verte » (la frontière internationalement reconnue lors de l’armistice de 1949) et le mur de séparation israélien qui est construit largement à l’intérieur des terres palestiniennes.

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Une EA assure une présence au checkpoint de Nazlat Isa, un village situé entre le mur et la ligne verte proche de la ville de Tulkarem, pour s’assurer que les enfants vivant de l’autre côté du mur puissent se rendre à l’école ©EAPPI/2014

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