Archives du mot-clé Liberté de mouvement et de circulation

Happy End in the Holy Land?

“They are so happy”, tells me our driver.” Why?” I ask back. “Because the settlers did nothing when they saw you”.

Dear Readers, I must confess, my thoughts were mixed in that moment. It went well, I thought, but what if the settlers had started to hit? We would not been able to protect the shepherds. EA’s do not intervene, we are there, protect with our sheer presence, and observe, but we do not engage. From a human point of view, it is not always easy to deal in certain situations with this rule, but this rule has made possible to protect  many people for many years. Protective presence does work, as the following story will show you. The settlers did not attack, because we were there. May we have a happy end in the holy land? Lire la suite Happy End in the Holy Land?

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Yatta, la ville punie des terroristes de Tel Aviv

Le long de la route israélienne, deux de ces traditionnels panneaux rouges que l’on croise un peu partout en Cisjordanie et qui semblent intimider et décourager tout visiteur:

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«Attention, cette route mène à la zone A, sous contrôle de l’autorité palestinienne. L’entrée pour les citoyens israéliens est interdite, dangereuse pour votre vie et contre les lois israéliennes», avertissent-ils.

Entre les deux, la route de terre qui se dirige vers Yatta, dont on aperçoit au loin les habitations blanches, est bloquée par un amas de gravats.

Abed, notre chauffeur et habitant de la ville, ralentit et scrute les environs jusqu’à trouver ce qu’il cherche. Quelques mètres plus loin, on aperçoit les traces de nombreuses voitures qui se sont frayées un chemin de traverse, escaladant tant bien que mal la bordure de la route. Si la voie est bloquée, il suffit d’en faire une autre! Abed s’engage au même endroit. On patine, on recule, puis on passe le monticule récalcitrant. Après quelques secousses, on reprend le tracé de la route, ni vu ni connu. L’entrée a été forcée, une pratique courante dans ce coin désertique où les voitures peuvent se faufiler un peu partout. Mais Abed rage. «Pourquoi des milliers de personnes doivent payer pour ce que fait une seule?»

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Susiya, ou le calme avant la tempête

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Un buisson de thym

Autour de nous, un paysage de collines arides, dont la végétation trahit les limites toutes proches du désert du Néguev, à quelques kilomètres au sud. Des buissons qui ressemblent à des grillages, des restes de fleurs sèches aux piquants agressifs, des mottes d’herbes cassantes jaunies au soleil. Et un peu partout, des nids de thym qui projettent leur puissant arôme dans l’air environnant. Ce même thym (zatar en arabe) utilisé pour le savoureux thé si sucré consommé dans toute la région. Lire la suite Susiya, ou le calme avant la tempête

Deux femmes bédouines, une seule histoire…

Maliha a mis sa plus belle robe pour notre rencontre: elle est longue et noire avec la broderie rouge typique sur le plastron de poitrine, et une bordure argentée en bas des longues manches. Un simple voile noir recouvre sa tête, mais pas son visage avenant. Malheureusement, nous n’avons pas le droit de la prendre en photo, mais l’image de la femme digne qui est tranquillement assise en face de nous, restera encore longtemps dans nos mémoires.

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Travail syndical sous occupation – rencontre avec des syndicalistes du secteur public

Aujourd’hui, mes collègues EAs Gordon et Dag se rendent à Naplouse ; ils bravent cette pluie battante qui est une specialité de la Palestine hivernale pour un rendez-vous exceptionnel avec des responsables de syndicats des services publics, afin de se faire une idée du travail syndical dans les conditions tout à fait particulières de l’occupation israélienne.

Naplouse est d’orgine romaine, mais elle a été marquée par la conquête arabe, les croisés, les Mamelouks, les Ottomans et les Britanniques. L’histoire récente est mouvementée: depuis la partition de la Palestine en 1947, elle fait partie de la Cisjordanie. Après la Guerre des Six Jours elle est tombée sous administration israélienne, et de nombreuses colonies juives ont été fondées autour de la ville. Mais les Accords d’Oslo ont finalement attribué la ville à l’administration palestinienne en décembre 1995.

Ville industrielle, Naplouse est bouillonnante d’activités. Il y a six hôpitaux, 200.000 étudiants à l’université et quatre camps de réfugiés. La ville est entourée de 12 colonies israéliennes et de 18 outposts avec toutes les mesures de securité qui caractérisent une telle configuration.

Les 400.000 habitants de Naplouse essayent de survivre et de travailler du mieux qu’ils peuvent. Et qui dit travailler dit aussi s’organiser syndicalement, car dans toute société démocratique, les citoyens ont le droit de se réunir librement pour développer une action collective (OIT, Normes du travail).

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Vivre à proximité d’une colonie

Quand Abu Jabari a voulu faire paître ses chèvres et ses moutons samedi matin, 5 mars 2016, des soldats sont arrivés et ont menacé de tirer sur les bêtes s’il ne quittait pas immédiatement les lieux. Le berger leur a répondu que ces terres lui appartenaient puis, il a sifflé son troupeau pour l’emmener brouter plus loin.

Depuis 2001, la famille Jabari mène un combat juridique afin de récupérer ses terres usurpées par les colons. Leur propriété se trouve à « Wadi al Husein », une vallée cultivée par des familles palestiniennes se situant proche du centre ville historique d’Hébron. Deux colonies israéliennes, Kyriat Arba et Givat Ha’avot surplombent la vallée.

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Carte de l’UNOCHA, Atlas 2015.

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El Hadidiya – une communauté de bergers dans le viseur d’Israel

Le calme relatif dans la Vallée du Jourdain que j’avais constaté au début de mon mandat est définitivement balayé. C’est notamment le cas dans la communauté d’Al Hadidiya dont les tentes et infrastructures viennent d’être réduites à néant.

Al Hadidiya est une communauté de bergers située dans le nord de la Vallée du Jourdain. Ses infrastructures ont déjà été détruites à treize reprises et toutes les structures restantes sont concernées par des ordres de démolition. Certains de ces ordres ont pu être suspendus pendant plusieurs années, mais représentaient toujours une menace. Aujourd’hui, la communauté se retrouve une nouvelle fois dans le viseur des autorités et de l’armée israéliennes.

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Bethléem- une histoire de Noël revisitée

Pour participer au recensement demandé par Hérode, Marie et Joseph ont suivi l’étoile des bergers et quitté Nazareth pour se rendre à Bethléem. S’ils vivaient aujourd’hui, en 2015, outre les difficultés du voyage et la grossesse de Marie, ils rencontreraient un autre obstacle, le mur. Lire la suite Bethléem- une histoire de Noël revisitée

Des pierres pour la paix?!

Les émeutes observées dans la rue ces dernières semaines sont l’expression de la colère de nombreux jeunes Palestiniens contre l’occupation israélienne. La génération plus âgée a un avis partagé à ce propos. Alors que certains font preuve de compréhension, d’autres secouent la tête d’un air préoccupé et espèrent toujours une résolution pacifique du conflit israélo-palestinien.

Ismail* a 18 ans et vient de Jericho. Il est allongé sur un lit de l’hôpital municipal et souffre d’une blessure à la poitrine. Il s’est fait tirer dessus la veille, lors d’un affrontement avec l’armée israélienne. Cet incident s’est produit après qu’il et d’autre jeunes Palestiniens ont lancé des pierres en direction de la base militaire israélienne située à l’entrée de la ville de Jericho. La provocation était délibérée. « Nous voulions montrer au monde ce qu’il nous arrive à nous et à notre terre. Les Israéliens ne sont pas prêts pour une résolution pacifique du conflit. C’est pourquoi il ne nous reste pas d’autre choix que de défendre nos droits de cette façon ».

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E1 – la fin du rêve d’un Etat palestinien

L’équipe de Jérusalem d’EAPPI – dont une volontaire suisse fait actuellement partie – a récemment publié un article sur le blog d’EAPPI concernant les évolutions dans la zone E1. Cette zone située entre Jérusalem-Est et Jéricho subit de nombreuses destructions d’infrastructure. Si les colonies israéliennes déjà nombreuses dans cette zone s’étendent, la Cisjordanie serait définitivement coupé en deux: la fin du rêve d’un Etat palestinien:

E1 The End of the Dream for a Palestinian State/

Retrouvez d’autres articles de nos deux volontaires actuellement sur le terrain sur notre blog en allemand  :

https://unterwegsmiteappi.wordpress.com/